vendredi 17 septembre 2021

"DANS LA CHAIR VIVANTE LE VIDE SE MEURT" Poème du 17-09-2021


 




Paris Le 17-09-2021


DANS LA CHAIR VIVANTE LE VIDE SE MEURT


La chair à satiété dans ton vide en pensée

Que mord ta liberté prend rides du passé

L’ecchymose des sens la bleuit en son âme

Fièvre de la présence : elle brûle et s'enflamme


Papyrus du silence on veut la rajeunir

Pour que ne s'y lancent jaunes brûlis de l'âge

Antique et frémissante on cherche à l'assainir

Avec voix chantante qui l'appelle au partage


Elle n'est rebelle qu'avec mots insurgés

Qui se font la belle dès qu'au Rien elle plonge

Où elle noie l'ennui en plaisirs passagers

Qui obscurs dans sa nuit la blessent et la rongent


Or que dit la beauté en un bien vivant corps ?

Qu'on ne peut l’appâter sans tenir à son âme

Or la chair au vide – jouant avec la mort

D'ennui se lapide puis force Éros aux armes


Si chair n'est au vide la vie n'est labyrinthe

Cela en corps l'incite à prendre pour ses sens

Tout l'art en partage d'où muses ne l'éreintent

Sur des voies de garage – et sont phare d'Un Sens


Ne joue donc la vertu que si elle est la sœur

Des « trois grâces » en chœur où se tue tout ce vide -

Levant pensée-charme qui noie tout le morbide

Beauté-chair en son âme efface la rancœur


Passe outre fantômes qui flattent ton passé

Arrache cette pomme en même temps qu' Eve

Et tu verras alors toute cette pensée

Levée contre faux doute en amour comme rêve


Partage en fruits de vie qui sans-cesse s'adoubent

Mort d’Éden ne sévit où le désir redouble

Eve se love en tes bras d'Adam levé

Mort ne brave vos pas en un destin lavé


Use la cette mort et franchis les courants

Et de tout destin sors – Ne vas plus la serrant

Lave verbe au poème et conquiers ton Hélène

Or tu sais qu'elle t'aime hors-guerres sur ta scène


Musique éternelle baignant le mots rebelles

Où sources font déchoir dans l'embouchure telle

En ses confluences : bruyant brûlant hachoir

Que poème-Présence en voit : bouillant miroir


D'où son verre fend l'âme or Verbe appuie pensée

Où source en feu trame l'océan embrassé

Par chair sortie du vide un beau soir de rencontre

Où des yeux limpides voulaient que tu racontes...

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